AGRANDISSEMENT 1945-1951

 L'AGRANDISSEMENT AMENE LA FIN  DE LA FABRIQUE

La fabrique réussit  à conserver une certaine activité pendant la première guerre mondiale, résista bien fort bien à la crise économique de 1936.
La seconde guerre mondiale paralyse  et désorganise la production de la manufacture qui ferma à deux reprises. 
La Libération permet de rependre la fabrication le 1° octobre 1945.

Il fallut moderniser en ayant recours à des investissements importants : la force électrique fut installée et on construisit de nouveaux bâtiments en béton armé avec intégration d'un four tunnel de 40 m de long électrifié, il  devait être un des plus performants d'Europe, à une époque où commence seulement  à  apparaitre ce nouveau  type de cuisson. 
Malheureusement le constructeur ne parvint pas  à le mettre au point et les "pertes de cuisson" furent très importantes. Pourtant cette nouvelle technique portera ailleurs (Limoges) d'excellents résultats.

Progressivement les problèmes techniques du fabricant de four alliés à d'énormes difficultés financières amènent le dépôt de bilan le 30 juin 1951 (ou 31 juillet 1951 ?) de la manufacture.
C'est la fin de la porcelaine de Bayeux.


Les premiers fours tunnels industriels apparaissent fin des années 40. Nous ne savons rien du four tunnel de Bayeux, technique utilisée, par contre, jamais il n'a fonctionné correctement causant de  lourdes "pertes de cuisson".

Afin d'essayer de comprendre cette technologie, nous proposons une présentation d'un four-tunnel de la même époque (1949) installé à Limoges (et qui a fonctionné jusqu'en1991). Il est probable que la technologie du four de Bayeux devait être  relativement proche.

A cette époque, les établissements Legrand en 1939 en utilisent un à Limoges destiné à la cuisson des porcelaines électrotechniques.
En 1949, la Compagnie Générale de Construction de Fours, réalise son nouveau four tunnel (procédé Bernardaud) à Limoges alimenté au gaz de ville puis au gaz de Lacq (1954).
Ce four est construit en brique, avec ossature métallique. Il fonctionnait 24 heures sur 24, pour une cuisson de l'émail à 1400 °C. D'une longueur de 35 mètres, la durée de passage d'un wagonnet était de 32 heures environ, parcourant moins de 2 centimètres par minute : 20 heures de cuisson, 12 heures de refroidissement.
Chaque wagonnet
, formant la sole du four, avait une capacité de charge de 1 m3. 24 wagonnets circulaient à l'intérieur du four, 15 à l'extérieur. 24 brûleurs étaient répartis de chaque côté de la première moitié du four, assurant la montée progressive de la température jusqu'au centre du four (1410 °C).
Dans la seconde moitié du four s'opérait le refroidissement à l'air. Chaque extrémité du four est obturée par une porte qui coulissait verticalement, soulevée à l'entrée ou la sortie d'un wagonnet.
Il a fonctionné jusqu'en  1991.

Ce mode  de cuisson produit des pièces plus solides et sans défauts, et, augmente de facto la capacité de production. La manufacture entre ainsi dans une logique industrielle, sans renier les exigences d'un métier basé sur des techniques artisanales

(SOURCE)


PLAN  DES NOUVEAUX BATIMENTS
[cliquer sur le lien pour comparer avec le plan  des bâtiments en 1884/1948]









 

LES REALISATIONS  : DOUBLE BATIMENT juxtaposé au BATIMENT B

Vue aérienne 1956
On distingue clairement la toiture courbe des 2 nouveaux bâtiments dans le "parc"
et  une construction avec verrière en toiture plate dans la cour Est
(emballage et expédition)


Vue aérienne 1956
On distingue clairement la toiture courbe des 2 nouveaux bâtiments dans le "parc"

La toiture courbe moderne  des  nouveaux bâtiments
et la cheminée des fours.
A gauche la toiture du bâtiment C et au fond, à droite,  la toiture du bâtiment A




Intérieur du bâtiment : dernier ètage

Façade extérieure très moderne...

Four tunnel à dégourdir, première cuisson 800°
Premier étage. 1950





FERMETURE ET ABANDON
Vue Ouest-Est, niveau garages actuels
des nouveaux bâtiments juste avant  la destruction


Le bâtiment en début de destruction 




DESTRUCTION DES BATIMENTS D'APRES GUERRE


Les nouveaux bâtiments s'encastraient dans le bâtiment A
et  obstruaient la façade du bâtiment B


Après destruction, Le bâtiment B est désormais visible
Le haut des  arcades ont été obturées.




Tas de gravats devant le bâtiment rue de Verdun, vu depuis le bâtiment A

Non localisé Bat A probable



Non localisé Bat A probable




Non localisé Bat A probable




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